LES MONTRES 3 AIGUILLES

Dans les années 1930 à 1950, 70 % des montres ont 3 aiguilles. 1 pour les heures, 1 pour les minutes et 1 pour les secondes. On les appellent les 3 aiguilles.

 

Elles permettent de lire l’heure, les minutes et les secondes qui s’écoulent et rien d’autre. Au fil des années, nombre d’entre elles indiquent sur leur cadran une information complémentaire : la date du jour. C’est la première complication.

En horlogerie, toute information (en dehors des heures, minutes et secondes) affichée sur le cadran s’appelle une complication. Cette date que l’on trouve dans une petite fenêtre (appelée aussi guichet) à 15 heures ( la plus courante), 16 heures, 18 heures ou 12 heures est la première complication que l’on trouve de plus en plus fréquemment sur les montres bracelet à partir de 1950.

 

De nombreuses complications ont germé dans l’esprit des Maîtres horlogers toujours plus inventifs : des chronographes pour mesurer les temps et les vitesses, des aiguilles ou des guichets pour les jours du mois ou de la semaine, la réserve de marche, les petites et grandes sonneries, etc…….

 

Si ces informations peuvent s’avérer intéressantes, elles alourdissent les cadrans et nuisent parfois à une bonne lisibilité et à une certaine limpidité que peut avoir un cadran 3 aiguilles.

 

Ce sont ces montres les plus simples à 3 aiguilles et 3 aiguilles avec date que nous sélectionnons en priorité car ce sont elles que l’on peut le mieux associer aux tableaux de maître apposés sur les cadrans. Et parmi ces montres 3 aiguilles, nous ne gardons que des montres neuves de stock ( Jamais sorties du magasin) ou ayant très peu servi ( oubliées dans un tiroir). Il y en a encore à trouver… même si elles sont de plus en plus rares.

 

Si l’aspect extérieur d’une montre a une grande importance, il n’en est pas moins vrai du calibre qui bat la mesure à l’intérieur. Tout collectionneur attache autant d’importance au mouvement qu’à la silhouette de ses montres. Le mouvement doit être réputé pour sa fiabilité avec un échappement à ancre et si possible de belles finitions comme une platine et des ponts anglés, ou encore mieux avec des surfaces perlées, côtes de Genève ou poli miroir.

Montre 3 aiguilles

C’est dans cette sélection de montres 3 aiguilles que l’on trouve les boitiers les plus fins, les montres les plus élégantes que l’on appelle aujourd’hui Dress Watch que l’on a fait notre première sélection de 12 montres. Des 3 aiguilles de fabrication Suisse et Françaises parmi lesquelles l’on trouve des petites merveilles avec des calibres renommés et fabriquées en petites et moyennes séries, très souvent ajustées à la main, et qui, lors de leur révision, ne nécessitent qu’un huilage après démontage, nettoyage, et réglage avant remontage.

 

Toutes nos montres ont bien sûr des mouvements à ancre, tous les calibres à cheville montés dans les montres moyens et bas de gamme étant éliminées d’office. Parmi nos critères, nous avons pris soin de choisir des montres neuves de stock, invendues d’anciens magasins d’horlogeries ou ayant très peu servies, oubliées dans un tiroir.

 

Des montres uniques : Notre sélection de tableaux classiques et contemporains est limitée à 6 exemplaires chacun. Chaque tableau ne pouvant pas être associé à 2 montres identiques. Si par le plus grand des hasards, nous trouvions 2 montres anciennes identiques que nous souhaiterions avoir dans notre catalogue, nous les associerions à 2 tableaux de cadrans différents pour respecter notre engagement de ne vendre que des montres uniques Mam par la Venelle.

 

Philippe Dufour, un horloger mondialement connu aujourd’hui, s’est exercé pendant des années à ses débuts d’horloger avec ces montres à 3 aiguilles d’avant les années 70’ et dont il s’étonne encore de la qualité d’exécution qui était alors de mise chez de nombreuses marques.

 

Réservée aujourd’hui aux manufactures de renom, les autres marques « un cran en dessous» montent principalement des calibres de grandes séries.

 

Notre objectif étant de proposer et de donner goût aux montres simples du 20ème siècle, des montres plus petites en taille qu’elles ne le sont aujourd’hui, et n’affichant que l’heure, les minutes, les secondes et rien d’autres. Moins épaisses, peut-être plus élégantes, plus discrètes sûrement.

 

Amateurs de ces montres qui cachent des trésors d’ingéniosité, de ces boitiers finement dessinés ou improbables avec des anses spectaculaires et de ces aiguilles feuilles, dauphines ou glaives qui relèvent d’une délicatesse de dessin peu commune, c’est tout un savoir faire qui passe aujourd’hui inaperçu aux yeux du profane. Quel dommage! En associant cette horlogerie un peu disparue à l’art, on entre dans 2 univers, ParlaVenelle, le petit passage, pas si éloignés l’un de l’autre.